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Le député rouge révèle que de nombreux membres du gouvernement se dissocient de la méthode employée par la police pour l’arrêter ce lundi. Shakeel Mohamed dit même que des membres du gouvernement, dont des ministres, lui ont témoigné de la sympathie en toute discrétion.

Toutefois, le chef de file des rouges au Parlement n’en démord pas. Il est bien victime d’une « vendetta politique », estime-t-il, car il trouve étonnant qu’il ait été arrêté seulement quelques jours après que le Premier ministre lui a demandé de se concentrer sur l’affaire Gorah Issac, le 10 novembre à l’Assemblée nationale.

Suite aux critiques de Showkutally Soodhun et Roshi Bhadain sur les méthodes de la police, Mohamed estime que la police est passée en mode « rattrapage ».  Face au Commissaire de Police qui dit que les « ordre d’en haut » viennent de lui, le député travailliste ironise que Mario Nobin n’aurait quand même pas avoué recevoir des pressions politiques.

Shakeel Mohamed s’exprimait, ce jeudi, à la sortie de son audition par le Central Criminal Investigation Department. Il s’y rendra à nouveau demain, pour poursuivre sa déposition.

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