Le ministre de la Santé vient mettre les points sur les i. «Il n’est pas exact» de dire qu’il a obtenu quelque Rs 15 millions pour les 897 mètres carrés de son terrain à Sodnac exproprié pour faire place au Metro Express. Le terrain, soutient le ministre de la Santé, a été évalué à Rs 6,8 millions par le Board of Assessment que préside la juge Narain.

A cela s’ajoutent Rs 4,8 millions pour la perte de valeur de la portion de terrain restante, précise Husnoo dans un communiqué à la presse ce 6 septembre. Ainsi que les frais légaux. «Le calcul approximatif et erroné de Rs 16 833 par mètre (…) est donc tout à fait faux. Nous sommes très loin de ce chiffre», écrit le ministre.

Celui-ci refait la chronologie des événements. De la lettre du Logement et des Terres datée du 14 janvier 2014 l’informant de l’acquisition obligatoire de sa parcelle dans le cadre du projet Metro Express. Si l’exercice porte initialement sur 1 275 m2, le ministère précise finalement que seuls 897 m2 sont requis.

Le 30 septembre de la même année, le Senior Chief Executive l’informe que le terrain est évalué à Rs 6 375 000. Chiffre que Husnoo conteste par courrier le 22 octobre. Il propose alors que le terrain soit cédé au prix auquel lui l’aura fait évaluer ou «qu’on me donne un terrain de valeur équivalente».

Le 16 septembre 2016, le ministère lui écrit et maintient son évaluation à Rs 6,35 millions cette fois-ci. Dix jours plus tard, le ministre répond et maintient «la valeur de mon terrain est plus élevée». Il fait initier parallèlement les procédures de contestation.

Près d’un an plus tard, soit le 6 septembre 2017, le Permanent Secretary du Logement et des Terres l’informe par courrier que le dossier a été référé au Board of Assessment. Cette instance, rappelle Husnoo, est présidée par la juge Narain, épaulée de deux assesseurs.

«Il n’y a eu aucune entorse», fait ressortir Anwar Husnoo. «En tant que citoyen, j’ai contesté l’évaluation.»