D’emblée, Vikash Tatayah, Conservation Director de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) estime que le gouvernement a largement surestimé la population du mammifère volant à Maurice. Ainsi, en abattant 18,000 individus d’une population estimée à 90,000, le gouvernement réduira en fait la population de chauve-souris de 40% et non de 20%. Ce qui rendra l’espèce extrêmement vulnérable en cas de cyclone majeure.

Par ailleurs, la MWF estime que l’exercice d’abattage s’avéra bien plus compliqué que prévu. Car loin de tuer les chauves-souris, les officiers de la Special Mobile Force en blesseront un grand nombre qui mourront alors dans des conditions déplorables.

La solution, estime Vikash Tatayah, demeure une meilleure cohabitation entre l’homme et les chauves-souris. Cela passe, pense-t-il, par l’utilisation à plus grande échelle des filets de protection par les propriétaires de vergers. Mais aussi par la prise de conscience par les autorités et le grand public que les chauves-souris ne sont pas la seule espèce à causer des dégâts considérables sur les arbres fruitiers.