Les capitaines d’industrie les plus importants d’Afrique et d’Inde s’étaient donné rendez-vous la semaine passée à Delhi. C’était lors du 12e Confederation of Indian Industry – Exim Conclave.

Le président indien Pranab Mukherjee s’est félicité de manière générale des relations économiques florissantes entre l’Inde et l’Afrique.

La ministre du Commerce Nirmala Sitharaman a cité Maurice comme exemple de la coopération économique entre son pays et l’Afrique. Précisant que Maurice est toujours le plus grand pourvoyeur d’investissement étranger en Inde.

Deven Coopoosamy, présent lors de la conférence, entend justement surfer sur les relations économiques qu’ils jugent toujours très fortes entre les deux pays. Pour le Partner-Client Relationship de Rogers Capital, les rencontres avec des entreprises indiennes durant le sommet a permis de dégager des opportunités d’investissement, notamment dans le secteur médical.

Toutefois, une trop grande dépendance sur un seul type de relation économique avec l’Inde est risquée. C’est ce qu’analyse le professeur Ram Upendra Das. Selon ce spécialiste du Research and Information System for developing countries de Delhi, Maurice ne doit pas envisager ses relations économiques avec l’Inde « en silos ». A la place, il urge l’Etat mauricien à négocier un grand accord-cadre gouvernant le commerce des biens mais aussi des services alliés au secteur de la finance. Pour Ram Upendra Das, si Maurice doit agir comme pont entre l’Inde et l’Afrique, c’est dans le domaine de l’enseignement supérieur qu’il pourrait jouer un rôle décisif.