La magistrate Manjula Kumari Boojharut de la Bail and Remand Court n’a pas été convaincue par les arguments de la police. Suspectant que Shakeel Mohamed pourrait suborner les témoins ou prendre la fuite, la police avait objecté à sa remise en liberté. C’était lundi, à la suite de son arrestation, après la réouverture de l’enquête sur le triple assassinat de la rue Gorah Issac en octobre 1996.

Évoquant le risque réel que Mohamed fasse pression sur  les témoins, la magistrate note, « without delving into the merits of the case », que toutes les personnes susceptibles d’être approchées par le député rouge ont « either already been prosecuted in relation to the Gorah Issac case or they have already passed away ».

Quant à Swaleha Joomun, dont la nouvelle déposition a été jugée importante par la police, la magistrate rappelle qu’elle : « does not reside permanently in Mauritius and stays in the UK. It has come to light that since 1996 to date, she has already given statements. I also observed that the version of Mrs Swaleha Joomun lies in the statement given to her by her husband before he passed away ».

Évaluant les velléités de fuite de Shakeel Mohamed, Manjula Kumari Boojharut conclut que ses « strong family ties » empêchent cela.

Shakeel Mohamed fait l’objet d’accusations provisoires pour « conspiracy to commit murder», « procuring revolver used in the commission of murder », « possession of revolver carried off, abstracted and obtained by means of a crime » et « giving instructions to commit larceny of a van whilst being armed of weapon ». Il a été remis en liberté contre deux cautions de Rs 100 000 et Rs 20 000 ainsi que deux reconnaissances de dettes de Rs 1 million et Rs 100 000.

Lisez l’intégralité de la décision de justice ici.