Un an après sa création, comment le Mouvement patriotique (MP) mesure-t-il le chemin parcouru ? Formé au départ par des dissidents du MMM, le parti de la rose s’affirme résolument comme un parti national, soutient Alan Ganoo. « Nous dépassons le bassin traditionnel du MMM », constate le président du MP, avec une présence de plus en plus affirmée en région rurale.

S’il ne perd pas espoir qu’une « réunification » de la « grande famille militante » est possible, en rassemblant pas seulement le MP et le MMM mais aussi le MSM et le Muvman liberater, il est peu probable que cela se fasse dans un proche avenir, selon Ganoo qui garde tout de même un œil sur ce qui se passe chez les mauves.

Il n’est pas non plus question pour le parti de la rose de « met tchoula, kas gouvernman ». Qu’on laisse l’Alliance Lepep gouverner, dit Alan Ganoo. Pour autant, que sir Anerood Jugnauth cède le fauteuil de Premier ministre à Pravind Jugnauth, sans que celui-ci n’ait fait ses preuves, peut se révéler « un cadeau empoisonné », estime le président du MP.