Des milliers d’ouvriers qui sont à leur seconde semaine de grève au Bangladesh ont eu maille à partir avec la police dans la zone industrielle de Savar, en dehors de Dhaka. Ces salariés réclament de meilleurs salaires des grandes marques internationales pour lesquelles ils travaillent pour une misère.

Le quotidien britannique The Guardian indique que la police a eu recours à des canons à eau ainsi qu’à du gaz lacrymogène pour disperser de grosses foules de grévistes qui bloquaient la route. Au moins 52 usines ont dû stopper leurs opérations en raison de ce mouvement social.

Un ouvrier est mort le mardi 8 janvier lorsqu’il a été atteint par une balle en caoutchouc lorsque la police a chargé 5 000 grévistes. Le syndicaliste Aminul Islam déplore la violence exercée contre les ouvriers, indiquant qu’ils n’abandonneront pas la grève tant que leurs demandes pour de meilleurs salaires ne sont pas prises en considération.

Dimanche, le gouvernement du Bangladesh a annoncé une hausse salariale pour une certaine catégorie de salariés. Ceux qui touchent les plus bas salaires ont pu prétendre à une augmentation d’au moins 50%, ce qui représente tout au moins 3 250 roupies mauriciennes.

Les autres ouvriers n’ont obtenu que des miettes et estiment que la révision salariale ne reflète pas l’augmentation du coût de la vie. Le Bangladesh compte 4 500 usines textiles qui ont exporté 30 milliards de dollars de vêtements l’an dernier. Il compte pousser la mise jusqu’à 50 milliards de dollars jusqu’en 2023 en continuant à exploiter les travailleurs, dont certains préfèrent venir travailler à Maurice.