La tendance actuelle est aux consignes de vote. À croire que nos citoyens ne sont que des suiveurs patentés.

Si c’est ainsi, il est ici question d’éviter d’abonder dans le marasme des consignes et de lancer un signal d’alarme. Ce n’est pas le moment de s’inviter à un combat de pouvoir ou à du copinage malsain, mais de faire une revendication civique.

On a vu, pendant des années, des moutons aller à l’abattoir électoral, cocher de trois croix des « pie banann » pour sauver leur laine. On a vu des « petits crétins » aspirer au pouvoir.

Des fils de… dinosaures politiques s’autoproclamant sauveurs de la nation pour perpétuer la tradition familiale et dilapider les fonds publics. On a vu des castes se castrer dans des théories communales pour sauver leur race. Des rapaces sur pattes, prêts à se cambrer pour des voitures duty free.

Après tant de cinéma gratuit, plus tragique, plus comique que les telenovelas… il est avisé de changer de chaîne. Quand l’eau ne coule plus et que Hasch hurle « Dilo » ou que les pierres ornent les axes de Pailles et de Trou-d’Eau-Douce, on sent que le papillon a déployé ses ailes et que la résistance s’organise.

Certes, la route est longue. On n’en est peut-être qu’à la phase de la chrysalide. Dans un climat pollué, la métamorphose demandera sans doute plus de temps. Mais rien ne nous empêche de croire qu’il existe une alternative à notre sort.

On a le droit d’aspirer à un autre scénario pour notre île. A une autre façon de voir l’évolution de notre société. On a le droit de se sentir libre… et d’avoir des papillons dans le ventre.