Saisir la Cour suprême pour contrecarrer la décision du gouvernement du Tamil Nadu. C’est ce qu’a fait le gouvernement central indien, afin d’empêcher la libération de quatre hommes condamnés pour le meurtre de l’ex-Premier ministre Rajiv Gandhi.

Alors qu’ils encouraient la peine capitale, la Cour suprême a commué leur sentence, arguant que leurs pourvois en grâce avaient été retardés de 11 ans. La plus haute instance judiciaire a, par la même, autorisé l’Etat du Tamil Nadu à exercer ses pouvoirs concernant la rémission des peines.

La Chief minister du Tamil Nadu, J. Jayalalithaa, confirme avoir reçu une demande venant du gouvernement de l’Inde. « Nous allons la contrer en cour », a-t-elle dit lors d’une visite au siège de son parti. Sans toutefois donner plus de détails, Jayalalithaa soulignant que l’affaire est en cour de justice.

Pour certains médias indiens, cette décision très controversée du Tamil Nadu n’est qu’une stratégie politique. Avec pour objectif de grappiller des votes en vue des élections en mai prochain.

Pour Manmohan Singh, Premier ministre indien, « la libération des meurtriers d’un ancien Premier ministre de l’Inde et d’autres compatriotes innocents serait contraire à tous les principes de la justice ».

Résultat : la Cour suprême a reporté la libération de ces quatre personnes prévue pour le 20 février.

Les magistrats se réuniront ce jeudi 27 février afin d’étudier la demande d’annulation de la libération de ces détenus.

Harithra Sriharan, fille de deux des accusés, appelle au pardon, affirmant que ses parents regrettent leur acte.

Source : Times of India – Photo: mangaloretoday.com