Le décès du jeune Andy Penelope, témoin dans l’affaire Gro Derek et mort dans des circonstances qui restent à éclaircir, interpelle ce mois-ci le Directeur des poursuites publiques dans sa newsletter. Qui affirme, sans ambages, que « le statut de témoin doit faire l’objet d’une protection renforcée ». Et de prendre exemple sur le droit anglais qui permet de « protéger les témoins vulnérables et susceptibles d’intimidation ».

Une étude portant sur la mise en place d’un programme de protection des témoins devrait être envisagée, estime Satyajit Boolell. Avec un accent sur l’anonymat du témoin et de son domicile moyennant « certaines conditions comme la compensation financière ou la gravité de l’affaire ».

Le DPP suggère également d’admettre, en Cour, les témoignages post-mortem.

Ces dispositifs, affirme Satyajit Boolell, « en sus de contrer en amont les atteintes qui peuvent être portés à l’encontre des témoins, vont garantir la pleine efficacité de la justice pénale ».