Après les sonomètres mardi dernier, Raj Dayal a été, cette semaine, sujet à une question parlementaire du député rouge Osman Mahomed sur les opacimètres de fumée. Selon le ministre de l’Environnement, les 11 appareils, importés du Royaume-Uni en 2011, sont utilisées par les officiers de la police de l’Environnement chaque semaine. Les endroits privilégiés : Sorèze, Pamplemousses, Bonne Mère, Alma, Quartier-Militaire, St Jean, Forest-Side ainsi que les régions où plus de véhicules cracheurs d’épaisses fumées noires sont observés. De septembre à ce jour, plus de 6 000 personnes ont reçu des avertissements. Et 3 701 d’entre eux ont fait l’objet de poursuites et ont été condamnés à une amende.

Quid de janvier à août 2015 ? Raj Dayal concède que les opacimètres n’ont pu être utilisés durant cette période suite à des problèmes de calibrage, l’ingénieur désigné ayant quitté la compagnie. Le ministère a dû vite réagir et s’est tourné vers une autre compagnie pour procéder avec le calibrage de ces appareils. Ce qui explique qu’il n’y a pas eu la moindre contravention contre les véhicules fumigènes depuis le début de l’année.

Raj Dayal explique cependant que les officiers de la police de l’Environnement ont procédé à des inspections visuelles pour verbaliser les automobilistes. Une déclaration qui a provoqué des rires au sein du Parlement car il y a une semaine, Raj Dayal avait affirmé que ces officiers utilisaient leur sens de l’ouïe pour mesurer le niveau de pollution sonore émanant des motocyclettes.

Rajesh Bhagwan a suggéré que des consultations aient lieu en collaboration avec le ministre des Infrastructures publiques afin que des actions soient prises de façon professionnelle. Une suggestion approuvée par le ministre de l’Environnement, qui précise que plusieurs mesures seront prises. Parmi celles-ci : l’importation de diesel avec une plus faible teneur en soufre, soit à 15 ppm, pour garantir une meilleure qualité de l’air. Ainsi que des campagnes de sensibilisation à travers les médias et des amendements aux Road Traffic Regulations 2002.

Les automobilistes seront désormais passibles d’une amende de Rs 10 000 dans les cas où le seuil de 50% autorisé pour les véhicules émettant de la fumée est dépassé.