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[Mise à jour à 22h 07/05/15] C’est finalement Rama Valayden qui défendra les intérêts d’Iqbal Mallam-Hasham. Les enquêteurs de l’ICAC ont eu confirmation de cette information dans la soirée lors d’un entretien avec l’avocat. Celui-ci a pris l’engagement qu’Iqbal Mallam-Hasham se présentera à l’ICAC en fin de matinée ce vendredi. A l’ICAC, on remarque que le faux-bond de l’ancien patron de la SIC lui vaudra vraisemblablement une objection à sa motion de remise en liberté sous caution, s’il est arrêté.

C’est à 14h30, ce jeudi que la police a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien directeur de la State Investment Corporation (SIC). LIndependent Commission against Corruption(ICAC) s’était préparée à l’interroger « under warning » aujourd’hui après avoir reçu des éléments nouveaux dans la soirée de mercredi. Attendu à 13h à l’ICAC, ce jeudi, l’homme d’affaires ne s’est pas manifesté. Aux enquêteurs de la commission anticorruption, Niven Parsuramen, l’avocat du suspect, a expliqué que son client n’a pas répondu à ses appels téléphoniques.

Armée du mandat d’arrêt, la police a procédé méthodiquement. D’abord, l’ancien patron de la SIC a été recherché à ses résidences, puis chez ses proches et les membres de sa famille. La police est même allée jusqu’à s’enquérir auprès de tous les hôpitaux et cliniques privées du pays pour vérifier si ce proche de l’ancien Premier ministre ne s’y est pas fait admettre. Malgré tous ses efforts, la police était encore bredouille à 20h, ce jeudi soir. Parmi les enquêteurs, les spéculations allaient bon train : si cela se trouve, Mallam-Hasham est dans un campement quelque part en train de se préparer avant d’affronter la police.

Dans les milieux de l’enquête, on affirme ainsi qu’il y a peu de chances que Mallam-Hasham se rende à l’ICAC, même tard, ce jeudi. L’hommes d’affaires pourrait, en effet, choisir de venir répondre aux questions des enquêteurs de la commission anticorruption ce vendredi matin.

L’interrogatoire de Mallam-Hasham de mercredi ne s’est pas déroulé « under warning » car l’ICAC ne disposait pas encore d’éléments suffisamment accablants.Toutefois, dès que l’ancien patron de la SIC se rendra à l’ICAC à nouveau, c’est tout l’exercice de questions-réponses d’hier qui sera repris du début, mais cette fois-ci « under warning ». Les enquêteurs devraient ensuite adresser d’autres questions au suspect. A partir de nouveaux éléments au dossier obtenus tard mercredi soir.

Une fois sa déposition terminée, Mallam-Hasham devrait être placé en état d’arrestation et se voir notifié de deux charges d’accusation. D’une part, « conspiracy to commit the offence of money laundering » en vertu de la Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act et d’autre part, possiblement « public official using his office for gratification » selon la Prevention of Corruption Act.

C’est une transaction de Rs 105 millions entre Bramer Property Fund et sa société Ottoman Capital qui vaut à Iqbal Mallam-Hasham ses ennuis. Ce deal portant sur l’achat du rez-de-chaussée et d’un autre étage de la Bramer House à Ebène a été conclu en 2014. Cette transaction, effectuée à travers un crédit-bail obtenu auprès de la Bramer, nécessitait des remboursements mensuels de Rs 800 000. La police soupçonne que l’argent ayant été utilisé pour honorer les mensualités a pu provenir de sources illicites. Mais aussi que c’est la position d’Iqbal Mallam-Hasham comme patron de la SIC qui a pu lui valoir un traitement de faveur à la Bramer.

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