Le «oui» l’a emporté. A 195 voix contre 3. Les employés de l’hôtel Sofitel se sont prononcés en faveur d’une grève vu l’échec jusqu’ici des discussions sur leurs salaires et conditions de travail. Le vote a pris fin hier, 29 novembre. Le dépouillement a eu lieu, par la suite, au ministère du Travail.

Les quelque 250 employés que représente la Hotels and Restaurant Employees Union devront décider de la date de la tenue du débrayage. Qui risque de durer si direction et syndicat ne trouvent aucun terrain d’entente d’ici là. Les consultations sont d’ailleurs en cours auprès des employés sur le début de la grève. La date devrait être connue d’ici ce soir.

La direction, par le biais d’un communiqué de sa directrice des ressources humaines, maintient pour sa part qu’il faut d’abord discuter du «procedure agreement» avant d’embrayer sur l’accord collectif portant sur les salaires et conditions de travail. «C’est notre seule demande», écrit Shoshila Ramsamy.

Or, dans son rapport daté du 9 novembre (voir plus bas), la Commission de conciliation et de médiation est d’avis que «les deux parties auraient dû de bonne foi négocié la signature d’un ‘procedure agreeement’ et, en parallèle, celle d’un accord collectif». Le syndicat affirme d’ailleurs être disposé à ce que les discussions reprennent sur les deux plans.

La direction du Sofitel Mauritius l’Impérial Resort affirme, de son côté, que : «Le vrai problème n’est pas le collective agreement. Le vrai problème, c’est l’absence d’un ‘procedure agreement’ qui doit précéder tout dialogue social, notamment le ‘collective agreement’.» Et de poursuivre en indiquant que le procedure agreement «définit un service minimum pour les secteurs essentiels» dont l’hôtellerie.

Du côté de la HREU, on affirme que toutes les dispositions ont été prises dans l’éventualité d’une grève. «Y compris en termes de service minimum», indique Jean Yves Chavrimootoo, négociateur pour le syndicat.

Le secteur hôtelier sera-t-il secoué par cette grève ? Le syndicat doit notifier l’hôtel et le ministère dix jours avant la tenue de la grève de la date choisie. Les deux parties peuvent encore renouer le dialogue durant ce temps. Le ministre du Travail peut proposer un «conciliation service» si sollicité par les parties concernées, avant ou pendant la grève.

Communique Sofitel 30 Novembre 2017 by ION News on Scribd

CCM Report – Dispute Between Hotels and Restaurant Employees Union and Sofitel_Nov 2017 by ION News on Scribd