Booster la croissance économique. Améliorer la qualité de vie des plus démunis. Et avoir un impact environnemental et social qui s’avère positif. C’est avec ces objectifs en vue que le Blue Economy Challenge a été lancé à Maurice par Susan Coles, Haut-commissaire australienne, et par Devanand Norungee, Acting Director (Fisheries) du ministère de l’Economie océanique, à Albion hier.

A la clé de ce concours : 3 millions de dollars australiens. Une somme qui sera utilisée pour la mise en œuvre des projets et idées novateurs qui seront primés. A l’heure actuelle, 58% des poissons consommés mondialement sont issus de l’aquaculture. Réinventer ce secteur permettra, selon le gouvernement australien, d’assurer la sécurité alimentaire ainsi que l’intégration des populations les plus vulnérables.

Pour Susan Coles, « le gouvernement de l’Australie veut innover dans le domaine de l’aquaculture, promouvoir des océans sains et aider à réduire la faim et la pauvreté dans notre région ». Avec le Blue Economy Aquaculture Challenge, poursuit-elle, le pays-continent peut collaborer avec « des pays comme Maurice afin de trouver des moyens novateurs » pour atteindre ces objectifs.

Le ministre de l’Economie océanique Prem Koonjoo se dit, pour sa part, confiant que ce concours « contribuera de manière significative à la croissance du secteur de la pêche tout en soulageant la pauvreté ».

Le concours est ouvert à tous. Entrepreneurs, chercheurs ou encore ONG peuvent participer. Ceux intéressés ont jusqu’au 30 juin pour s’inscrire dans les trois catégories suivantes :

  1. Repenser l’alimentation

La nourriture compte pour 40 à 70% des coûts de production d’activités aquacoles. La source principale étant… la pêche traditionnelle. L’enjeu est donc de trouver une alternative durable, nutritive et profitable.

  1. Nouveaux produits

L’objectif, ici, est de diversifier les offres des produits aquacoles tout en restant dans une démarche durable et de qualité. Les poissons d’élevage peuvent, dans certains cas, être moins nutritifs que les poissons sauvages. Tandis que les produits à base d’algues sont moins attrayants pour le plus grand public malgré leur haute teneur en protéines.

  1. Conception durable

Les participants devront proposer concevoir un système d’aquaculture qui réduit les pertes globales tout en étant durable et financièrement accessible, et améliore l’efficacité de la ferme.

Les applications se font en ligne sur le site dédié au concours.

Photo : www.investmauritius.com

La vidéo suivante a été réalisée en 2014. Elle montre les efforts effectués pour la mise sur pied de petits élevages en cages par des pêcheurs traditionnels qui se recyclent.