« Hostiles et tout à fait inacceptables ». Face aux « menaces » des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, sir Anerood Jugnauth ne se laisse pas démonter. Il réaffirme, au contraire, sur un ton résolument ferme la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos.

Dans un communiqué conjoint circulé ce matin, les deux grandes puissance affirment que si Maurice saisit la Cour internationale de justice, cela risque de mettre à mal nos relations bilatérales avec ces deux pays.

La réponse de Maurice n’a pas été moins musclée. « L’intention de Maurice de solliciter un avis consultatif de la Cour internationale de justice ne devrait pas être considérée comme inamical puisque Maurice se bat pour une cause légitime », a dit le Premier ministre à deux officiels américain et britannique, hier.

SAJ a, en effet, rencontré Patrick Kennedy, Under Secretary for Management au Département d’Etat américain, et à Neil Wigan, directeur pour l’Afrique du UK Foreign and Commonwealth Office, avec qui il a eu une rencontre, à la requête de leurs gouvernements respectifs.

Comme au Parlement en mai dernier, le Premier ministre indique que Maurice n’a pas d’objection au maintien de la base militaire sur Diego Garcia « à des fins de sécurité ». Port-Louis est même disposé à accorder aux Américains un bail à long terme et renouvelable, à condition que cela se fasse dans le cadre d’un accord pour la restitution des autres îles de l’archipel « by an agreed date ».

Le Premier ministre n’a cependant pas manqué de souligner que les critères pour déterminer les « defence purposes » « changeaient constamment » : la guerre froide est finie, l’Union soviétique n’existe plus et les Britanniques et les Américains parlent aujourd’hui de terrorisme et de piraterie.

L’archipel des Chagos doit être retourné à Maurice à une date qui reste à déterminer, dit sir Anerood Jugnauth.

La Grande-Bretagne a jusqu’au 30 juin pour faire connaître sa position.

Lire l’intégralité du communiqué du bureau du Premier ministre ici.

Photo: US Navy via Wikimedia