The Guardian rapporte la nouvelle dans son édition d’aujourd’hui. Le Royaume-Uni pourrait le vote sur la résolution que porte Maurice à l’Onu.

Inscrit à l’item 87, la résolution sera considérée ce jeudi 22 juin à New York, lors de la 88Assemblée générale. Sir Anerood Jugnauth s’y est rendu à la tête d’une délégation qui comprend également Olivier Bancoult, leader du Groupe Réfugiés Chagos.

Si Maurice remporte le soutien de la majorité des Etats membres, le pays pourra saisir la Cour internationale de justice pour un avis sur la souveraineté de l’archipel des Chagos.

Un vote en ce sens serait «un dangereux précédent pour la justice internationale», selon le représentant permanent du Royaume-Uni à l’Onu dans un courrier. Matthew Rycroft a fait circuler cette missive à tous les diplomates, le 8 juin dernier, indique The Guardian. Qui poursuit en notant que le Royaume-Uni préférerait traiter toute cette question au niveau bilatéral avec Maurice.

Au niveau du Foreign Office, une porte-parole citée par le journal soutient que la résolution de Maurice est un «usage inapproprié du mécanisme de la Cour de justice internationale».

L’Union africaine a déjà signifié son soutien à Maurice. C’est d’ailleurs le représentant du Congo au sein de cette instance qui présentera la résolution demain, rapportent nos confrères de l’express et du Défi.

Le lobby de Port-Louis lui a aussi assuré le soutien du Groupe des 77 et du Mouvement des pays non alignés.

Le représentant mauricien à New York s’attend à des abstentions d’Etats membres de l’Union européenne (UE). «Un certain nombre de pays de l’EU sont déchirés entre un soutien à des questions de principe et leur alliance avec le Royaume-Uni. Je m’attends à des abstentions», a déclaré Jagdish Koonjul à The Guardian. A l’exemple de l’Espagne ou encore de l’Allemagne, écrit le quotidien britannique.

La résolution devait être votée l’année dernière mais à la demande de la partie britannique, l’item avait été différé. Les discussions engagées depuis entre les deux parties ont fini en eau de boudin.

Lire l’article du Guardian ici.