Alors que la Commission d’enquête sur les drogues présidée par Paul Lam Shang Leen ne juge pas opportun qu’une enquête soit diligentée sur l’avocate Tisha Shamloll pour ses liens avec le caïd emprisonné Peroomal Veeren et d’autres trafiquants notoires, l’Independent Commission against Corruption (ICAC) ne partage aucunement son avis. Les enquêteurs de Réduit se sont penchés sur le cas de la jeune femme bien avant que l’ex-juge ne rende ses conclusions et vont l’interroger dans le courant de la semaine pour blanchiment.

La Commission anticorruption est en présence d’éléments suggérant que Tisha Shamloll a bénéficié de l’argent dérivé du trafic de drogue et l’invite à s’expliquer. Dans ses conclusions, la commission Lam Shang Leen reconnaît que la jeune femme a été en contact avec Peroomal Veeren et une brochette de trafiquants de drogue en maintes occasions. Elle accepte néanmoins ses arguments qu’elle n’a agi que sur les instructions de son «senior», l’avocat Raouf Gulbul.

Paul Lam Shang Leen a aussi accepté ses explications quant à l’argent qu’elle a personnellement versé sur le compte du trafiquant de drogue indien Faizal Hussein avec qui elle a aussi été communication alors qu’il était en prison. Bien que l’avocate, qui vient de débuter au barreau mauricien, ait voyagé à 22 reprises à l’étranger et qu’elle s’est offerte une berline à plus de Rs 2 millions, Paul Lam Shang Leen n’y voit rien à redire.

Il la remercie pour sa collaboration avec la commission d’enquête et estime qu’«in the light of the genuine regret» qu’elle a exprimé pour avoir «done things» sur les instructions de Raouf Gulbul «to whom she looked in awe» car étant l’époux d’une juge, il ne recommande pas de «futher enquiry into her acts and doings».