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Ces trois dernières semaines, 17 cas de mineures victimes d’agressions sexuelles ont été signalés.

Les agressions sexuelles sur les enfants ne sont pas un phénomène nouveau. La pédocriminalité existe de tout temps mais elle est, heureusement, de plus en plus dénoncée à Maurice. Ce qui est très positif. Briser le silence est une première étape capitale vers le mieux-être de toute personne qui a été victime.

Et un pédophile qui est passé à l’acte et a agressé des enfants est un danger pour tous les enfants des environs tant qu’il est en liberté. La recherche indique la récidive de la majorité des pédocriminels sauf : s’ils sont emprisonnés ET bénéficient d’un accompagnement thérapeutique de qualité en prison et après la prison. ET qu’ils acceptent la castration chimique, prenant conscience du problème qu’ils ont de désirer des actes sexuels avec des mineurs.

La pédocriminalité existe dans tous les milieux socio-économiques.

Selon l’OMS en 2010, 1 enfant sur 5 en est victime.

Quelques axes d’action peuvent être mis en place pour tenter de mieux protéger les enfants qui sont tous à risque.

  • Parler des abus sexuels vécus assainit la famille dysfonctionnelle au sein de laquelle ces abus ont lieu. Parler libère la personne victime qui porte le poids de ce lourd et douloureux secret.
  • La communication sur divers thèmes peut faciliter la parole de l’enfant. Sur divers points, notamment les actes de violence subis.
  • Il est capital de parler de sexualité. Le sexe ne devrait pas être un sujet tabou. C’est très important que les enfants aient les informations concernant leur développement sexuel. Et que les adultes qui en parlent avec eux soient à l’aise. Utilisent des mots clairs, simples et accessibles aux enfants.
  • Informer sur les abus sexuels est primordial. Sur les diverses formes d’agression sexuelles, sur leurs conséquences graves dans la vie de tout enfant qui en est victime.

Et ce, sur les plans individuels, institutionnels et national.

Il importe de dire à l’enfant :

  • Que son corps lui appartient. Que personne ne devrait toucher/regarder son sexe ou lui demander de toucher/regarder le sien. Qu’il a le droit de refuser que ça se passe, même si cela lui est demandé par une personne qu’il aime et connaît bien. Ce qui est le cas dans plus de 90% des cas où l’agresseur, homme ou femme, est une personne proche de l’enfant. Même s’il est très difficile à un enfant de dire non à l’emprise, l’autorité abusive et à la manipulation du pédocriminel.
  • Il faut lui parler de la différence entre les gestes convenables et acceptables ; et les gestes déplacés, ceux qui concernent le toucher de son sexe, ses fesses.
  • Qu’il a le droit de refuser un baiser ou une caresse, même venant d’une personne qu’il aime.
  • De faire attention aux secrets. Il y a des bons secrets qui sont agréables. Et les mauvais secrets qui génèrent de la peur, de l’inquiétude, un malaise.
  • Qu’il n’est pas obligé de se soumettre aux actes d’abus, même si cela lui est déjà arrivé.
  • Qu’en tant qu’éducateur ou parent, vous allez toujours le croire s’il vous en parle. Un enfant n’a pas la maturité psychique pour inventer des actes d’abus.
  • Qu’il est possible de demander de l’aide et d’en parler à des personnes de confiance.
  • Et que vous ferez votre maximum pour le protéger.
  • Il est important de dissocier l’agresseur de ses actes. L’agresseur n’est pas un monstre, même si ses actes commis sont condamnables et monstrueux.
  • Il importe de poser des interdits dans la famille/ en classe. Poser l’interdit de l’inceste. On n’a pas d’actes sexuels entre cousins, entre frères et sœurs, etc.
  • Faute de mettre en mots, l’enfant victime peut mettre ce qu’il vit en actes, les ‘mimes comportementaux’ selon Nisse. Il peut agresser un autre enfant, manger une banane en mimant une fellation, passer la serpillière la mettant entre ses cuisses, etc. Il n’est ni mal élevé, ni pervers en ce faisant. Il est souvent juste en train de tenter de montrer ce qu’il subit.
  • Les mimes comportementaux ou une masturbation compulsive publique d’un enfant d’âge autre que 2-3 ans (car il découvre à cet âge que son sexe est une zone érogène qui, stimulée, lui procure du plaisir) doivent alerter.
  • Parler des comportements manipulateurs. Faire attention aux personnes qui feraient souvent des cadeaux à un enfant, demanderaient de garder des secrets ou essaieraient de passer du temps seul/e avec lui.
  • Dans tout cas signalé, il est capital d’éviter la minimisation des faits. L’abus sexuel est grave, c’est un délit/crime. Et aucune personne victime n’est coupable de ce qu’elle a subi.
  • Envisager une prise en charge psychologique, sociale, médicale et légale pour tout enfant victime. « Le traitement judiciaire concourt à la réparation psychique et symbolique de l’enfant », selon Nisse, Guyer, Sabourin, 2004.

  • Child Developement Unit : 113
  • Bureau de l’Ombudsperson : 148 ou 454.30.10
  • pedostop.org

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Rue du Vieux Conseil, Port Louis

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