« The Learned Magistrates were manifestly wrong: (i) in failing to address their minds to the fact that the Respondents would benefit from a fair trial, (ii) to order a stay of proceedings ». C’est l’une des nombreuses raisons qu’évoque le Directeur des Poursuites publiques (DPP), Ajit Boolell, dans le document d’appel contre la décision de la Cour intermédiaire du 7 mars.

Les magistrats avaient alors ordonné l’arrêt du procès intenté à Joy Beeharry, Udaisingh Ramdhonee et Gavin Govinden. Respectivement ancien président et employés du Mauritius Duty Free Paradise (MDFP). Ils étaient tous trois poursuivis pour « fraudulent use of property » en vertu de la Companies Act.

La Cour intermédiaire avait sévèrement blâmé la manière dont le dossier avait été géré par la police. Celle-ci avait, en effet, omis de transmettre une liste de bénéficiaires de cadeaux de la MDFP aux avocats de la poursuite – une pièce jugée essentielle par la Cour intermédiaire. ION News a, depuis, publié une version de la liste des bénéficiaires. Celle-ci inclut des hommes politiques, des personnalités du monde des affaires, des fonctionnaires ainsi que des journalistes.

Dans son avis d’appel, le DPP estime que l’omission de la police n’aurait pas été synonyme d’un « serious miscarriage of justice » comme indiqué par les deux magistrats de la Cour intermédiaire. Ajit Boolell affirme ainsi qu’ils ont « misdirected themselves in law by holding that the cumulative effect of the Police Act and the Police Standing Orders made it mandatory for the police to communicate all documents and evidence gathered in the course of an investigation to the Director of Public Prosecutions, with the necessary implication that any non-communication would be fatal to a case ».