Le massacre dure depuis deux jours. Plus de 250 dauphins ont été encerclés dans une crique reculée nommée Taji Cove au Japon. Le but de la manœuvre : abattre certains d’entre eux pour la consommation de leur viande et sélectionner les plus beaux spécimens pour être vendus à des parcs marins et aquariums à travers le monde.

Selon les derniers recoupements  effectués par CNN et la chaîne HLN, 25 dauphins ont déjà été capturés pour vendus vivants. « Ils prennent les plus beaux dauphins et massacrent les autres, » a constaté avec horreur Jane Velez Mitchell dans son émission HLN hier. Plusieurs dizaines de dauphins ont également été abattus laissant une large et épaisse traînée de sang dans l’eau de la crique.

Selon l’organisation Sea Shepherd, un dauphin albinos se trouve parmi les mammifères capturés. Les responsables de cette association ont expliqué au Huffington Post que cet animal a une valeur inestimable car très rare. Et sera donc très certainement convoité par beaucoup d’aquariums et parcs marins à travers le monde. Dans un tweet, Caroline Kennedy l’ambassadrice des Etats Unis au japon s’est dit « profondément inquiète par l’inhumanité » de cette pratique.

carolinekennedy tweet

Impuissants devant l’ampleur de la catastrophe, les écologistes redoublent d’effort pour alerter l’opinion internationale sur le massacre annuel de Taji Cove. En effet, la capture et l’abattage de dauphins est un événement solidement ancré dans les traditions de cette région du Japon. Cette attraction macabre avait été rendue célèbre par le documentaire The Cove de Ric O’Barry. Qui avait à son tour été accusé d’être injuste envers les pêcheurs japonais qui, selon les représentants du district de Wakayama, ne font que chasser « de façon traditionnelle. »

Une pétition a été lancée en 2012 sur internet pour convaincre le gouvernement japonais d’interdire cette pratique. L’organisation Sea Shepherd recueille les messages de soutien du monde entier à travers #savethedolphins sur Twitter. Melissa Seaghal, de Sea Shepherd Conservation Society, recommande aux personnes interpellées par ce drame d’écrire aux ambassades du Japon pour faire stopper ce massacre.