Comment opère Polytechnics Mauritius après le chamboulement du calendrier scolaire dû à la pandémie ?

Nous avons beaucoup investi dans la technologie à Polytechnics Mauritius. Nous avons construit une ICT backbone qui relie les trois campus virtuellement. Cela a un coût mais nous avons réalisé que c’est cela le futur. Par exemple, chaque élève a un Compte Office 365 lui permettant de continuer son apprentissage et les cours en ligne. Nous avons aussi misé sur la vidéoconférence pour que les ‘lecturers’ qui se trouvent à l’étranger puissent assurer leur formation en ligne. L’épisode Covid nous a fait réaliser que nous sommes davantage actifs dans le domaine de la santé. A Polytechnics Mauritius, nous avons une des plus grandes cohortes en nursing. De ce fait, nous avons réalisé que nous devons aussi nous focaliser sur d’autres secteurs de la santé.

L’avenir de ces futurs jeunes diplômés en ‘nursing’ est-il assuré ?
Il n’y a aucun ‘registered nurse’ qui ne se retrouve sans travail à Maurice. Avec la ‘top-up Bachelor en nursing’ affiliée avec Trobe University en Australie, les élèves pourront travailler à l’étranger. Le diplôme offert par le Mauritius Institute of Health (MIH) est reconnu à travers le monde. Le métier d’infirmier est très gratifiant et il n’y a pas de chômage dans ce domaine.

Quels sont les projets de Polytechnics ?
Le mois prochain on lance un Professional Diploma in Addiction Studies avec l’université McMaster de Canada. L’addiction est devenue un grave problème à Maurice. Ce cours aura une approche multisectorielle pour lutter contre les addictions.
Nous travaillons de concert avec le HRDC et le ministère de la Santé. Nous avons, ainsi, ajouté à la liste des formations d’autres cours notamment le ‘midwifery’, le ‘mental health nursing’ et plusieurs autres spécialisations. Nous souhaitons consolider davantage nos offres en prenant en considération les priorités et les demandes.
Nous avons commencé en mai 2018 avec 139 élèves. Nous avions établi un plan stratégique et prévu qu’en 2020 nous aurions 2020 élèves. Et effectivement aujourd’hui nous en avons 2190. Cette approche fonctionne. Les étudiants sont intéressés par une formation technique menant vers le marché du travail. Ils veulent acquérir des compétences adaptées au marché du travail, notamment six mois en classe et six mois en entreprise.

N’est-il pas nécessaire d’accréditer des cours en ‘paramedics’ à Maurice ?
Le Clinical Framework pour les ‘paramedic’s est extrêmement délicat. Nos cours se font à partir du principe de l’offre et la demande. Nous avons une idée précise de la demande du marché en ce qui concerne les professionnels vu les liens que nous avons tissés avec nos partenaires nationaux et internationaux. Nous discutons régulièrement avec nos partenaires d’ici et d’ailleurs et il y a même souvent des rencontres. Ce qui nous fait mieux comprendre les secteurs émergents et ainsi offrir des cours qui y sont mieux adaptés. L’idée d’avoir des partenaires explique d’ailleurs cette grande envie qui nous anime pour produire des professionnels adaptés à la demande du marché de travail.

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