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«Le plastique est incontournable.» Cela ressemble à une évidence, tant ce matériau est utilisé dans divers secteurs et objets de la vie quotidienne. Cette affirmation n’est en pas moins fausse, a soutenu Jayen Chellum lors des Assises de l’environnement, le mardi 17 décembre. Le secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île Maurice suggère ainsi aux autorités de mettre en place une politique de consigne pour les bouteilles en plastique, comme c’est déjà le cas pour celles en verre. De plus, dit Chellum, il faudrait encourager la consommation d’eau du robinet et réduire celle de l’eau embouteillée.

Pour Eric Corson, directeur de Plastic Industry Ltd, le public doit être éduqué au tri des déchets. L’entreprise a lancé une campagne de collecte et de recyclage en septembre 2019, en spécifiant le type d’objets qui seront récupérés. Il n’empêche que son équipe, explique Eric Corson, retrouve régulièrement des fours à micro-onde, des ventilateurs et des bouteilles en verre dans les conteneurs de tri.

Dire que le plastique, ce n’est pas bien, ne suffit pas. Il faut inciter les entrepreneurs mauriciens à privilégier des matières recyclées, a encore plaidé Eric Corson, à opter pour des alternatives au plastique. Par exemple, en supprimant les taxes sur des produits réutilisables.

Interrogé sur la question que si les micro-plastiques consommés par les créatures marines peuvent se retrouver dans nos assiettes, Yashvin Neehaul, chercheur au Mauritius Oceanography Institute, explique qu’il existe peu des recherches sur ce sujet mais que ce matériau peut se retrouver dans le sel de mer.

Comme Eric Corson, Nadeem Nazurally, chargé de cours à l’Université de Maurice, dénonce le manque d’éducation du public sur le tri des déchets. Tout en faisant ressortir qu’il faut un renforcement des politiques.

Cette session axée sur le contrôle des déchets plastiques était la dernière des Assises de l’environnement, qui ont pris fin hier.

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