L’Université des Mascareignes, en collaboration avec les chercheurs de l’Université d’Oxford, de l’Université du district de Columbia (États-Unis) et de l’UoM, a récemment publié une étude portant sur « L’Evaluation des risques d’inondations à Port-Louis ». Cette étude qui a débuté fin décembre 2020 met en lumière les différentes zones à risques ainsi que des recommandations afin de limiter les impacts dans la capitale. Il s’agit là de la première étude complète et pluridisciplinaire menée sur ce sujet à Maurice.

Le Dr Jay Doorga, chargé de cours à l’Université des Mascareignes et auteur principal de cette étude, souligne que depuis 1865, Port-Louis a connu sept grandes inondations qui ont vu le niveau d’eau atteindre parfois les deux mètres dans les rues. La plus récente est celle de 2013, au cours de laquelle onze personnes ont perdu la vie. Le Dr Doorga soutient que diverses zones à hauts risques ont été identifiées parmi lesquelles : le Canal Dayot, Bell Village, les alentours de la station de police des Line Barracks, les abords du ruisseau Le Pouce allant de Tranquebar au Jardin de la Compagnie, Vallée Pitot, Plaine Verte et les rives de la rivière Lataniers de Vallée des Prêtes à Cité La Cure.

Cette étude a permis de dégager diverses recommandations qui seront par ailleurs soumises aux autorités concernées notamment la construction d’un réservoir souterrain de stockage des eaux pluviales pouvant capter l’excès d’eau en cas de fortes pluies ainsi que d’un tunnel pour dévier les eaux pluviales excédentaires de la rivière St Louis à Grand Rivière Nord-Ouest. Lors de l’étude, il a été noté que le passage souterrain menant au Caudan Waterfront mérite d’être remplacé par une passerelle pour piétons.

D’autres aspects ont aussi été proposés notamment la construction d’un camp de réfugiés à proximité de Vallée Pitot et Cité La Cure, l’investissement sur la préservation et la plantation aux alentours des rivières afin de lutter contre l’érosion, la construction d’un bassin de rétention sur la pente de la Montagne des Signaux afin de stocker temporairement le ruissellement de l’eau et la consolidation des ‘’Building Control Act’’ de 2012 et ‘’Town & Country Planning Act’’ de 1954 qui ne permettent pas d’ériger des constructions près des rivières et des zones à risques. À noter que cette recherche a été publiée dans la revue internationale “International Journal of Disaster Risk Reduction.”

Facebook Comments