Le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouli « a ordonné de retirer les licences de ces entreprises, de déférer leurs responsables devant le ministère public et de leur infliger une amende au profit des familles des pèlerins morts à cause d’eux », a indiqué son Cabinet dans un communiqué.

Cette décision intervient après la mort de centaines de pèlerins lors du grand pèlerinage musulman tenu en Arabie saoudite sous des chaleurs caniculaires, dont plus de la moitié n’étaient pas munis d’autorisations pour ce rassemblement annuel. Un décompte établi vendredi par l’AFP, à partir de déclarations officielles et d’informations fournies par des diplomates, évalue à plus de 1 100 le bilan des morts, dont plus de la moitié en provenance d’Égypte.

Chaque année, des dizaines de milliers de fidèles tentent de participer au pèlerinage sans avoir les permis nécessaires, payants et octroyés selon des quotas, qui donnent accès notamment aux installations climatisées. Un haut responsable saoudien a défendu, ce vendredi 21 juin 2024, la gestion par le royaume du pèlerinage du Hajj, qui s’est officiellement terminé le mercredi 19 juin 2024.

« L’État n’a pas failli, mais il y a eu une erreur d’appréciation de la part des gens qui n’ont pas mesuré les risques encourus », a déclaré à l’AFP ce responsable. « Cela s’est produit dans un contexte de conditions météorologiques difficiles et de températures très sévères », a-t-il ajouté.

Début juin, l’Arabie saoudite a annoncé que ses forces avaient refoulé de La Mecque plus de 300 000 pèlerins non enregistrés, dont 153 998 étrangers entrés dans le royaume avec des Visas de touriste, sans passer par les circuits officiels. Il semble cependant qu’un grand nombre de pèlerins sans autorisation aient réussi à participer aux rituels qui se sont déroulés sur plusieurs jours, dans des conditions particulièrement éprouvantes.

Source : France 24

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