Le dérèglement climatique, caractérisé au Bangladesh par de longues moussons erratiques et des températures plus élevées, favorise la reproduction des moustiques « Aedes », principaux vecteurs de la dengue, qui a causé cette année la mort de plus de 1 600 personnes.

Des dizaines de patients fiévreux mis sous perfusion sont allongés sur des lits, alignés les uns à la suite des autres, dans une vaste salle. Les familles au chevet de leur proche souffrant massent leurs bras et leurs jambes pour tenter de soulager leurs courbatures. « Cela fait plus de dix jours que je suis malade », articule difficilement Mehdi Hassan, lundi 27 novembre, avant de se recoucher, terrassé comme les autres par le virus de la dengue.

Ce chauffeur de tuk-tuk, venu d’un village situé à une centaine de kilomètres de Dacca, a été admis il y a deux jours de cela au Mugda Medical College and Hospital, un établissement public de la capitale bangladaise. Il n’existe pas de traitement contre la dengue et seuls les cas les plus graves nécessitent une hospitalisation. Ce virus, transmis à l’homme par des moustiques infectés, provoque de fortes fièvres, des maux de tête, des nausées, des vomissements, mais aussi d’intenses douleurs musculaires et articulaires et peut même aller jusqu’à causer la mort du patient.

Jamais auparavant le Bangladesh n’avait connu une telle explosion de cas. Entre le 1er janvier et le 1er décembre 2023, plus de 310 000 personnes ont été contaminées par le virus et 1 628 en sont mortes, selon les chiffres officiels.

Source : Le Monde

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