Atteintes à la liberté d’expression, répression et ingérence à l’université, restriction des échanges entre chercheurs, voire emprisonnement… : la liberté académique est « globalement menacée à travers le monde », relève cet index élaboré par plus de 2 300 experts à partir de données récoltées dans 179 pays.

 

Publiés en mars dans le cadre du rapport sur la démocratie de l’Institut suédois V-Dem, ces travaux mesurent les évolutions dans l’enseignement supérieur et la recherche depuis cinquante ans, sur la base de cinq critères (liberté d’enseignement et de recherche, des échanges universitaires et de l’expression académique; autonomie des universités; intégrité des campus).

 

« 171 pays ont signé le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (entré en vigueur en 1976, NDLR) qui les engage à respecter la liberté indispensable à la recherche scientifique. Il est important de savoir s’ils respectent leurs engagements », dit à l’AFP Katrin Kinzelbach, professeure de sciences politiques à l’Université Friedrich-Alexander en Allemagne, à l’origine de cet index.

 

La chercheuse a commencé à s’intéresser au sujet en 2017, quand le gouvernement de Viktor Orban en Hongrie a forcé l’Université d’Europe centrale (CEU) de Budapest, fondée par le milliardaire George Soros, à déménager ses activités à Vienne.

 

La dernière version de l’index révèle qu’en 2023, seulement une personne sur trois vivait dans une zone de liberté académique, contre une sur deux en 2006. Seuls 25 pays possèdent un score de liberté élevé, contre 46 en 2006, selon ces travaux qui soulignent une baisse globale de l’indice entamée en 2012.

 

Source : France 24

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