La France métropolitaine, qui a connu ces dernières semaines de très fortes inondations, notamment dans le Pas-de-Calais, a été touchée entre la mi-octobre et la mi-novembre 2023 par des cumuls de pluie sans précédent sur une longue période, a annoncé Météo-France.

Entre le 18 octobre et le 16 novembre, soit trente jours, la France a enregistré un cumul de pluie moyen de 237,3 millimètres : « Sur les quatre dernières semaines, à l’échelle de la France, jamais de telles quantités de pluie n’avaient été mesurées, indique Météo-France. C’est la première fois que la France enregistre un tel cumul sur 30 jours consécutifs, toutes saisons confondues. » Le précédent record enregistré sur une période équivalente avait été de 187,1 millimètres, entre le 13 janvier et le 11 février 1988.

Ces précipitations hors normes, causées par une succession de passages pluvieux quasi-continus, s’explique selon Météo-France par un « rail de dépressions » qui domine sur le proche Atlantique depuis un mois : un courant atmosphérique d’altitude toujours présent dans l’hémisphère Nord et soufflant d’Ouest en Est, est dirigé sur la France » et fait office d’ « autoroute pour les perturbations », lesquelles peuvent circuler librement.

Lente amélioration dans le Pas-de-Calais

Après une accalmie de 48 heures et une décrue bien avancée, les habitants du Pas-de-Calais sont toujours dans l’appréhension ce 18 novembre, en raison de fines pluies attendues sur des sols saturés par deux semaines d’inondations dévastatrices. « Les pluies prévues samedi pourraient ralentir cette décrue, voire faire modérément remonter les niveaux », prévoit Vigicrues. Mais la préfecture du Pas-de-Calais ne s’attend pas à « un impact significatif sur la dynamique de décrue engagée ».

Ces derniers jours, les signes d’amélioration se succèdent : la quasi-totalité des établissements scolaires fermés en début de semaine a pu rouvrir progressivement jeudi et vendredi et la région a annoncé vendredi une « reprise totale des transports scolaires et interurbains à partir de samedi, sous réserve de la praticabilité des routes ».

Quelques régions, protégées par les reliefs, ont été toutefois moins touchées que d’autres ces trois dernières semaines, souligne l’institution météorologique, notamment le pourtour méditerranéen ou encore le Nord-est de la Corse. S’ils constituent des phénomènes naturels, les inondations, cyclones et sécheresses peuvent être amplifiés par le réchauffement climatique généré par les activités humaines.

Source : France 24

Facebook Comments