Le dépouillement a commencé le samedi 24 juin, en Sierra Leone, après un scrutin présidentiel calme malgré des retards, dans un pays en plein marasme économique où le chef de l’État sortant, Julius Maada Bio, brigue un second mandat face à son principal concurrent, Samura Kamara, 72 ans.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7 h (locales et GMT) et ont progressivement fermé dès 17 h à Freetown, selon des journalistes de l’AFP. Environ 3,4 millions de personnes étaient appelées à choisir entre 13 candidats, dont le président Bio.

Les premiers résultats devraient être connus dans les prochaines heures. La Commission électorale a indiqué sur Twitter que le vote s’est fait de « manière pacifique » mais a été marqué par « des problèmes logistiques » dus à l’arrivée « tardive » du matériel électoral dans des zones où le vote a été prolongé.

Le secrétaire général du parti de l’opposant Samura Kamara, Lansana Dumbuya, s’est plaint auprès de l’AFP d’un vote ayant commencé « tard, très tard » dans des fiefs de sa formation, contrairement aux zones sous contrôle du pouvoir.

Cette présidentielle est la revanche de 2018, entre l’ancien militaire à la retraite de 59 ans et son concurrent technocrate Samura Kamara, chef du Congrès de tout le peuple (APC). Julius Maada Bio, candidat du Parti du peuple de la Sierra Leone (SLPP), l’avait emporté au second tour avec 51,8 % des voix.

Depuis, Julius Maada Bio a eu à gouverner l’un des pays les plus pauvres de la planète, durement touché par la Covid-19, puis la guerre en Ukraine. L’ancienne colonie britannique peinait déjà à se remettre d’une guerre civile sanglante (1991-2002) et de l’épidémie d’Ebola (2014-2016). L’inflation et l’exaspération à l’encontre du gouvernement ont provoqué en août 2022 des émeutes, causant la mort de 27 civils et six policiers.

Source : France info

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