L’Arctique et de l’Antarctique sont des boussoles climatiques. Un petit satellite de la Nasa, destiné à mesurer pour la première fois en détail la déperdition de chaleur dans l’espace via les pôles terrestres, a décollé, ce samedi 25 mai, de Nouvelle-Zélande. Cette mission, nommée PREFIRE, doit notamment permettre d’améliorer les prévisions des scientifiques liées au changement climatique.

De la taille d’une boîte à chaussures

« Cette nouvelle information, que nous n’avons jamais eue par le passé, va nous aider à modéliser ce qu’il se passe aux pôles, et pour le climat », a déclaré lors d’une conférence de presse, en mi-mai, Karen St. Germain, directrice des recherches scientifiques portant sur la Terre à la Nasa.

Le satellite, de la taille d’une boîte à chaussures, a été lancé par une fusée Electron de l’entreprise Rocket Lab au départ de Mahia, dans le Nord de la Nouvelle-Zélande. Un satellite similaire sera lancé par la même entreprise par la suite. Tous deux serviront à effectuer des mesures dans l’infrarouge lointain au-dessus de l’Arctique et de l’Antarctique, afin de quantifier pour la première fois directement la chaleur relâchée dans l’espace.

Ce satellite rejoint plus d’une vingtaine d’autres missions de la Nasa chargées d’observer la Terre, déjà en orbite. Les petits satellites comme celui-ci sont nommés Cubesat et représentent une réelle opportunité pour répondre « à moindre coût » à des questions « très ciblées », a expliqué Karen St. Germain. Si les gros satellites plus classiques peuvent être vus comme « généralistes », ces petits engins sont comparables à des « spécialistes », a-t-elle souligné. « La Nasa a besoin des deux. »

Source : Huffingtonpost.fr

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