Les vaccins contre le Covid-19 actuellement utilisés dans le monde, qu’ils soient à ARN messager ou pas, américains, chinois ou russe, ont ceci en commun qu’ils nécessitent tous une injection par voie intramusculaire. En d’autres termes : une piqûre dans le bras. Cette piqûre, redoutée par ceux qui craignent les aiguilles, pourrait-elle à l’avenir être remplacée par une autre méthode ? Parmi la centaine de vaccins anti-Covid faisant actuellement l’objet d’essais cliniques, sept, en première phase d’essais cliniques, sont délivrés par voie nasale, rapporte un article paru il y a quelques jours dans la revue Science, repéré par le quotidien Dernières Nouvelles d’Alsace.

Exit les seringues donc : ces vaccins, développés aux États-Unis, en Inde, au Royaume-Uni ou encore à Cuba, sont administrés sous forme de spray. Une méthode qui présente plusieurs intérêts, d’après l’article de Science.

Le nez étant l’une des principales portes d’entrée du virus dans le corps, un spray nasal permettrait ainsi de combattre le virus le plus tôt possible. Les premiers résultats obtenus font état d’une puissante réponse immunitaire à l’endroit de la pulvérisation, grâce à la présence d’anticorps directement dans le nez. Comme le rapporte Dernières Nouvelles d’Alsace, ces anticorps permettraient non seulement d’accélérer la guérison, en s’attaquant au virus dès son arrivée dans le corps et en réduisant par là réplication virale, mais aussi d’empêcher l’infection dans certains cas.

Un moyen de booster les vaccins intramusculaires ?

Toutefois, les vaccins intranasaux ont l’inconvénient, toujours d’après les premiers tests, d’offrir une immunité contre le Covid-19 moins longue que celle induite par la vaccination “classique”, ou intramusculaire. « Les vaccins intranasaux devront peut-être trouver un équilibre entre l’objectif d’une immunité locale dans les voies respiratoires et la longévité de l’immunité systémique », écrivent les auteurs de l’article publié dans Science. Qui suggèrent donc de combiner vaccination intramusculaire et vaccination intranasale pour une efficacité maximale, la seconde pouvant servir ainsi à booster la première.

Début juin, c’est un article de la revue Nature qui faisait déjà état de résultats encourageants constatés sur des souris, chez lesquelles l’administration d’un spray nasal a eu pour conséquence la réduction de la présence du virus après seulement deux jours.

Source : lci.fr

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