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Maurice a, certes, amélioré son score global au classement de Transparency International portant sur l’Indice de la perception de la corruption. Le pays continue cependant de perdre des places. Il est 56e sur 180 pays avec 51 points pour l’année 2018, soit 1 point de plus mais deux rangs de moins que l’année dernière.

Maurice ciblait un score de 66 points, note Transparency Mauritius dans un communiqué. C’est celui des Seychelles (28e) pour 2018. L’archipel, mais aussi le Botswana (61 points), le Cap Vert (57 points), le Rwanda (56 points) et la Namibie (53 points) coiffent le pays au poteau sur le plan régional.

Les engagements des leaders africains, qui avaient décrété 2018 comme étant l’année africaine de la lutte contre la corruption, peinent à se concrétiser, note Transparency International dans son analyse.

Le classement est dominé par le Danemark avec un score de 88 points. La Nouvelle-Zélande suit avec 87 points. Singapour et la Finlande sont ex aequo à la 3place avec 85 points. La Somalie arrive bon dernier avec 10 points. Le pays africain est précédé par la Syrie et le Sud-Soudan avec 13 points chacun.

Pour établir l’Indice de perception de la corruption (IPC) de Maurice, Transparency International s’est appuyé sur l’Indice de transformation 2017-2018 de Bertelsmann Stiftung, le Service des risques pays 2018 de l’Economist Intelligence Unit, les Indicateurs des conditions économiques et de risque 2017 de Global Insight, l’enquête d’opinion auprès de cadres dirigeants 2018 du Forum économique mondial et le Projet Variétés de démocraties.

«Une loi sur la libre circulation de l’information (Freedom of Information) se fait toujours attendre et il n’existe aucune loi spécifique pour la protection des lanceurs d’alertes», souligne Transparency Mauritius dans un communiqué. Or, ce sont là des facteurs pris en compte par l’IPC.

Autre point noir : le «pouvoir discrétionnaire [accordé] aux membres d’un gouvernement de procéder à des nominations à la tête des institutions sans consultation aucune». Cette pratique, inscrite dans la loi, est «perçu[e] comme étant contraire aux principes de la bonne gouvernance et servirait à récompenser des proches ou des agents».

«Alors que de nombreuses institutions démocratiques sont menacées à travers le monde – souvent par des dirigeants qui s’inscrivent dans une tendance autoritaire ou populiste –, nous devons redoubler d’efforts pour renforcer les freins et contrepoids et protéger les droits des citoyens», souligne Patricia Moreira, directrice générale de Transparency International. «La corruption effrite la démocratie et produit un cercle vicieux en sapant les institutions démocratiques. En effet, plus ces institutions sont faibles, moins elles sont en mesure de contrôler la corruption.»

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