Mahen Govinda, Regional Head of Client Services d’Ocorian, a exprimé un avis partagé au cours de l’émission L’heure du débat, lundi, concernant les mesures annoncées par le ministre des Finances, le Dr Renganaden Padayachy, lors de la présentation du budget 2021-2022. D’une part, il salue l’accent mis sur le volet social, notamment les « social coherences » car, dit-il, « la base pour qu’un pays devienne un centre financier international, c’est la stabilité socio-économique ».

D’autre part, Mahen Govinda explique que dans la conjoncture actuelle, plusieurs personnes s’attendaient à « une réforme de la structure économique du système et du service public… Un des secteurs sur lequel il faut mettre de l’accent et qui a fait le succès de Maurice depuis 2005, c’est la facilité de faire des affaires. Et pour atteindre cela, il nous faut une réforme que je trouve inexistante dans le budget ».

Les réformes avancées par le Regional Head of Client Services d’Ocorian concernent, par exemple, le laps de temps avant d’obtenir un permis. « Quand un investisseur vient à Maurice et fait son business, combien de temps il doit attendre pour avoir un permis… Comment faire pour que le secteur privé mais surtout le secteur public adhèrent à un système de ‘business facilitation’ ? Ce sont des mesures que nous ne trouvons pas dans ce budget », précise-t-il.

Par ailleurs, Mahen Govinda explique que l’élément positif de ce budget 2021-2022 est le secteur financier et du ‘global business’ surtout l’accent mis pour sortir Maurice de la liste grise de la FATF ainsi que la liste noire de l’Union européenne. « Plusieurs personnes ne réalisent pas l’importance de sortir de ces listes avant fin 2021, car si nous y restions, cela créerait des incertitudes. Dans notre société de consommation, nous importons deux fois le nombre que nous exportons. Ce qui crée un ‘trade deficit’ énorme et c’est le flux de l’argent que le secteur financier et du ‘global business’ produit qui rétablit la balance de paiement. »

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