La mesure pour endiguer le nombre considérable de nouveaux cas de contamination en Autriche marque son étape la plus radicale. Alexander Schallenberg, le chancelier autrichien, a annoncé, vendredi 19 novembre, l’entrée en vigueur dès lundi d’un confinement général de tout le pays pour 20 jours. Le chancelier a également annoncé qu’une obligation vaccinale serait instaurée à compter du 1er février 2022.

Après avoir décidé de confiner les personnes non vaccinées puis annoncé le confinement de deux régions, ce confinement général constitue une première en Europe depuis le printemps. « La dynamique des contaminations n’est pas tenable », expliquait jeudi, Wilfried Haslauer, gouverneur (ÖVP, Österreichische Volkspartei, Parti populaire, chrétien conservateur) du Land de Salzbourg, où le taux d’incidence sur sept jours a dépassé les 1 700 cas pour 100 000 habitants.

Près de 66 % de la population entièrement vaccinée
Sous la pression des mesures et de l’épidémie, le nombre de vaccinés a certes légèrement progressé ces derniers jours, mais il reste toujours tout juste dans la moyenne européenne, avec 65,6 % de l’ensemble de la population ayant reçu deux doses, ce qui est inférieur à la moyenne européenne de 67 % et loin de pays comme l’Espagne (79 %) ou la France (75 %). M. Schallenberg avait qualifié ce taux d’« honteusement bas » quand il avait fait état du projet de confinement des personnes non vaccinées.

Mais le bond épidémique actuel ne s’explique pas seulement par la faible couverture vaccinale. Environ 40 % des personnes symptomatiques positives au coronavirus durant les quatre dernières semaines avaient reçu deux doses de vaccin. Les lits de soins intensifs restent toutefois presque entièrement occupés par des non-vaccinés. Avec près de 500 patients en soins intensifs sur tout son territoire, l’Autriche est encore loin de la situation qu’on observe dans les pays voisins, tous frappés durement par cette quatrième vague.

Source : Le Monde

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