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Le répit n’aura été que de courte durée pour l’homme d’affaires. La semaine dernière, la Cour de district de Port-Louis lui avait accordé une victoire en rayant l’accusation provisoire de « complot pour entraver le cour de la justice » qui pesait contre lui. Mais d’ici la fin de la semaine, Arun Mossuddee refera face aux enquêteurs. Ceux de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) cette fois-ci.

Le fondateur de Whitedot International Consultancy Ltd sera interrogé sur des transactions portant sur environ Rs 400 millions. Mussoddee ayant vendu son entreprise en janvier 2013 à Beemal Bissessur, la commission anticorruption s’intéressera à des transactions antérieures à la date de la vente. Notamment à ce qu’il est advenu aux sommes remises par des centaines de clients ayant injecté Rs 500 000 et davantage dans ce qui leur avait été présenté comme une société d’investissement.

Whitedot est soupçonné d’être au centre d’une pyramide de Ponzi dont le montant frôlerait le milliard de roupies. La société d’investissement, promettant des retours importants à ses clients, avait notamment injecté des capitaux dans les restaurants La Napoletana et une agence de location de voitures ayant une flotte de plus de 120 véhicules.

Arrêté fin mars 2013, Arun Mussoddee avait été maintenu en détention préventive jusqu’à début septembre 2013. Il était alors défendu par l’actuel ministre de la Bonne gouvernance, Roshi Bhadain.

En début de semaine dernière, la Cour de Port-Louis a toutefois rayé la charge contre l’homme d’affaires, jugeant les deux ans d’enquête policière comme étant d’une longueur déraisonnable. La décision est intervenue à la suite d’une motion de son nouvel avocat, Noor Hussenee. Celui-ci avait demandé la radiation de l’accusation provisoire contre son client.

La complexité de l’affaire Whitedot a conduit les enquêteurs à auditionner une centaine de clients lésés et des employés et dirigeants de la société. Par ailleurs, 1 800 contrats ont été étudiés dans le cadre de l’enquête, certaines personnes ayant plusieurs contrats d’investissement à leur nom.

Contrairement à la police, qui a axé son enquête sur le volet de complot, l’ICAC interrogera Mussoddee sur un délit présumé de blanchiment d’argent en vertu de la Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act. L’ancien patron de Whitedot pourrait ainsi être placé en état d’arrestation à la suite de son interrogatoire.

Une demi-douzaine de personnes, dont Beemal Bissessur, le repreneur de Whitedot, avaient été arrêtées par la Central Criminal Investigation Department lors du démarrage de l’enquête début 2013. La police avait également procédé à la saisie de coffres et des véhicules de Whitedot.

Outre Mossuddee, la commission anticorruption pourrait également convoquer Bissessur ainsi que les agents ayant travaillé pour Whitedot.

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