La situation ne s’améliore guère à l’île sœur. Les violences se poursuivent malgré le couvre-feu imposé dans quatorze localités et à peine cette mesure a-t-elle été adoptée mardi soir qu’un commandant du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) a eu la main arrachée par un engin explosif au Chaudron.

Le malheureux intervenait avec des collègues devant un supermarché Score où des émeutiers s’étaient massés. Il devra vraisemblablement être amputé. Le groupe a été surpris par l’explosion d’une grenade. Deux autres agents ont été blessés. La police a eu fort à faire avec des jeunes qui bloquaient les rues, allumaient des feux à des poubelles et qui pillaient des commerces.

Un syndicat de police parle de « chaos » et réclame du renfort en urgence de la France. Un deuxième syndicat indique au Journal de l’île de la Réunion que ses membres se retrouves face à des jeunes sans revendications dont le seul but est d’affronter la police et d’incendier des commerces après les avoir pillés.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a déploré une «situation intolérable», notamment à travers ces «violences urbaines». «Ces violences sont le fait de bandes de jeunes gens qui n’ont rien à voir avec les ‘gilets jaunes’ », a-t-elle déclaré dans un message hier soir. Elle promet une «réponse ferme de l’État».

Afin de calmer les esprits, le président de la Région Réunion, Didier Robert, a annoncé hier que la hausse de taxes sur le prix du carburant sera gelée dans l’île. Le mouvement des « gilets jaunes » a bloqué de nouveau la circulation ce mercredi matin.

 

Photo : AFP