Autre dossier abordé au Parlement où il est question de fonds publics : la hausse salariale de Vijaya Sumputh du temps où elle était à la tête du Trust Fund for Specialised Medical Care. La Commission anticorruption n’a pas encore bouclé son enquête, a précisé Pravind Jugnauth.

Le dossier a été référé à l’Independent Commission against Corruption (ICAC), avait déclaré le Premier ministre en mars dernier. L’ICAC avait déjà initié une enquête dès mars 2017.

Rajesh Bhagwan a réclamé que le rapport du Fact-Finding Committee soit rendu public. Tandis qu’Adrien Duval du PMSD a voulu savoir pourquoi la Commission anticorruption n’a pas encore entendu Anil Gayan, qui «est intervenu personnellement» pour que les salaires et allocations de l’Executive Director d’alors soient revus à la hausse. Le Premier ministre s’est refusé à répondre. Arguant seulement qu’il est «facile de porter des accusations au Parlement».

Est-ce «fit and proper» que Vijaya Sumputh siège toujours sur le conseil d’administration de la MauBank ? a interjeté Patrice Armance, autre député bleu. «Je dois vérifier», a répondu Jugnauth en invitant l’élu de Grande-Rivière-Nord-Ouest/Port-Louis Ouest à déposer une interpellation parlementaire.

Les rémunérations de l’ancienne Executive Director du Trust Fund for Specialised Medical Care avaient fait grand bruit l’année dernière. Anwar Husnoo lui-même, succédant à Anil Gayan à la Santé, avait révélé les montants au Parlement en mars 2017. Affirmant que ni lui, ni le Premier ministre, n’étaient d’accord avec cette augmentation salariale. Vijaya Sumputh avait soumis sa démission deux jours plus tard.

Photo (archives) : Vijaya Sumputh (à l’avant-plan) à Roches-Brunes, en 2015.