La directrice générale de l’université de Technologie (UTM) doit partir. C’est l’avis des étudiants de cet établissement de La Tour Koenig. Ils dénoncent sa lenteur à régler certains problèmes, voire son inaction.

Les étudiants ont d’ailleurs laissé éclater leur colère aujourd’hui. Ils étaient des dizaines, en ce mercredi 19 avril, à envahir les couloirs de l’UTM. Réclamant une rencontre avec Sharmila Seetulsingh-Goorah avec qui ils voulaient faire un état des lieux.

L’assemblée générale annuelle de la SU, qui a eu lieu aujourd’hui, a été l’occasion de faire le point sur les diverses complaintes qui ont été remontées auprès de la direction. Mais c’est finalement le ras-le-bol des étudiants qui s’est exprimé de manière assez vive. Le sit-in prévu initialement a vite dégénéré en réclamations plus musclées.

Le campus de La Tour Koenig se trouve dans un « état pitoyable », affirme le vice-président de la SU. Chaises et tables manquantes ou vétustes, pas de connexion Wi-Fi, espace insuffisant pour les cours, un Resource Centre pas à jour… Une situation qui perdure depuis des années, souligne Reyan Ramchunder, malgré des cours de qualité. Et des frais que les étudiants jugent élevés : environ Rs 48 000 par an rien que pour les undergraduate courses.

L’assemblée générale annuelle de la SU, qui a eu lieu aujourd’hui, a été l’occasion de faire le point sur les diverses complaintes qui ont été remontées auprès de la direction. Mais c’est finalement le ras-le-bol des étudiants qui s’est exprimé de manière assez vive. Le sit-in prévu initialement a vite vu des débordements.

Sharmila Seetulsingh-Goorah a fini par les recevoir. Une rencontre dont la SU est ressorti insatisfaite, de l’avis de Reyan Ramchunder. Si les représentants se disent prêts à faire des concessions, ils ont toutefois l’impression que la directrice générale campe sur ses positions, voire qu’elle ne  veut pas coopérer.

Rencontrée sur le campus après sa réunion avec les étudiants, Seetulsingh-Goorah estime qu’un dialogue a été ouvert. Et espère que celui-ci se poursuivra.

Quant aux griefs des étudiants, la directrice générale explique que l’UTM est sujette à des contraintes budgétaires. Et à des procédures parfois lourdes.

Les frais annuels, s’ils semblent importants aux étudiants, sont bien moins élevés que d’autres institutions tertiaires, fait-elle remarquer.

L’UTM a toutefois fait une requête pour la construction d’un UTM Tower. Qui accueillerait classes, auditorium ou encore cantine, et éviterait à l’UTM d’avoir à solliciter d’autres établissements pour y dispenser ses cours.

De son côté, la SU assure qu’elle suivra de près l’évolution de la situation.