Constater de visu le soutien de l’Union européenne à Maurice dans le secteur maritime et de la pêche. C’est avec cette objectif en tête qu’une délégation de l’Union européenne s’est rendue au Chantier naval de l’océan Indien (CNOI), ce mercredi 20 janvier. Une visite qui a permis de mieux se familiariser avec les activités de l’entreprise spécialisée dans la construction et la réparation de navires.

Le CNOI, c’est 370 emplois directs et un millier d’emplois indirects. L’aventure, qui a démarré comme une joint venture franco-mauricienne, en 2001, entre les Chantiers Piriou de Concarneau et IBL, continue aujourd’hui avec un partenariat entre IBL et le CNOI. « C’est un chantier mauricien », affirme fièrement Jean Yves Ruellou, directeur du CNOI. « Le transfert de technologies s’est fait. »

La clientèle pour ce qui est de la construction est  majoritairement française (La Réunion et Mayotte), malgache et australienne. Tandis que ce sont surtout des navires battant pavillon français et espagnol qui requièrent les services du CNOI pour des travaux de réparation. L’entreprise peut aussi s’enorgueillir de la signature d’un accord cadre avec la marine française pour l’entretien et la réparation de ses vaisseaux basés à l’île sœur.

Pour Marjaana Sall, le CNOI est un « bel exemple de la cohérence des actions de l’Union européenne à Maurice ». Notamment, poursuit l’ambassadrice de l’UE, dans les secteurs du commerce, de l’investissement et de la pêche. Ce type de partenariat montre la voie pour d’autres collaborations futures avec Maurice, ajoute-t-elle. En rappelant que le CNOI est une entreprise mauricienne avec un personnel qualifié mauricien qui s’est construit grâce aux transferts de savoir avec un Etat membre de l’UE.

Photo (de g. à dr.) : Indira Noronha, chef de mission adjoint de l’ambassade du Portugal, Matthias Radosztics, chef de mission adjoint de l’ambassade d’Autriche, Marjaana Sall, ambassadrice de l’Union européenne et Juan Ignacio Sell Sanz, ambassadeur d’Espagne.