La Plateforme militante n’est pas contre l’université gratuite annoncée par le gouvernement. Le regroupement politique s’interroge toutefois sur plusieurs aspects de cette mesure. Par exemple, le fait que l’accès ne sera pas forcément garanti à un plus grand nombre, les infrastructures existantes n’ayant pas été agrandies, relève Steven Obeegadoo.

L’ancien ministre de l’Education estime d’ailleurs que cette mesure aurait dû être appliquée aux études de premier cycle dans les universités privées également. Ou alors, que le gouvernement cible les étudiants aux faibles revenus.

Du reste, seuls environ 25% des élèves qui terminent le cycle primaire arrivent au bout du secondaire, poursuit l’ancien ministre de l’Education. Celui-ci s’inquiète de la baisse du taux de réussite aux examens menant au School Certificate et au Higher School Certificate. L’ancien ministre de l’Education se demande même si les résultats de SC de la cuvée 2017 n’ont pas été mis en ligne, l’année dernière, sur le site du Mauritius Education Syndicate car trop mauvais.

La mauvaise performance générale au niveau des examens nationaux en Grade 9 (form 3), l’année dernière, renforce ses craintes, dit Obeegadoo. Tout comme le fait que de plus en plus de collégiens peinent à obtenir le nombre de «credits» nécessaires afin de passer en Lower VI.