Elles ne sont pas du tout satisfaites du rapport du Pay Research Bureau, publié vendredi dernier, et le font savoir. La Federation of Civil Service and other Unions (FCSOU), la State Employees Federation (SEF) ainsi que la Fédération des syndicats du secteur public (FSSP) ont avancé les principales mesures qu’elles contestent. Elles réclament, par ailleurs, une publication rapide du rapport ʻErrors & Omissionsʼ. Soit dans les trois mois.

Pour Radhakrisna Sadien, de la SEF, l’écart entre les plus petits salaires et les plus élevés dans la fonction publique «continue de se creuser». Il existe, selon lui, une «discrimination» au niveau des salaires, avec une baisse des increments pour les petits salaires alors que ceux des hauts salariés ont été augmentés. Au président de la SEF de s’interroger si le salaire le moins élevé, qui est de Rs 7 800 pour un laboureur, est une indication du barème du salaire minimal.

Narendranath Gopee relève, pour sa part, les nombreux «flous» entourant les recommandations se rapportant aux conditions de service. Celles-ci, dit le président de la FCSOU, «se prêteront à diverses interpretations» au niveau du High Powered Committee, autre instance «fermée».

Le rapport Manraj (2013), qui venait corriger les erreurs et omissions du rapport du PRB de 2013, contenait «une certaine vision de transformation» qui fait défaut dans le document livré par Jaivassen Curpen Naick, note Narendranath Gopee. Pour le syndicaliste, le rapport 2016, publié environ un mois après la publication d’un rapport de la Banque mondiale sur les richesses partagées à Maurice, vient refléter la vision de cet organisme international.

Rashid Imrith de la FSSP fait ressortir, de son côté, le «flou» entourant le plan de pension optionnel qui sera introduit cette année.