A compter du 1er février 2019, les contenants en plastique non biodégradables utilisés en restauration seront frappés d’une taxe de Rs 2. Annoncée dans le Budget 2018-2019, cette mesure réjouit, certes, les amoureux de l’environnement. Elle est toutefois diversement commentée chez les commerçants.

«Le gouvernement prend une mauvaise décision», estime Muhammad Rafiq Abdul Carrim, d’Iqbal Trading. Il a d’ailleurs fait suivre un courrier, cosigné par trois autres importateurs réguliers de contenants en plastique, pour ouvrir des discussions.

Il existe, certes, des contenants biodégradables, mais le prix est prohibitif, surtout pour les «ti dimounn», avance Muhammad Rafiq Abdul Carrim. Car jusqu’à trois fois plus cher que leur équivalent non biodégradable.

Du côté de Mascatrans, on préfère prendre les devants. Depuis quelques semaines, elle inclut dans son offre d’emballages alimentaires écologiques des contenants fabriqués à partir de bagasse. Outre d’être complètement biodégradable, les assiettes, gobelets et autres «take-away» en fibres de bagasse peuvent être mis au micro-ondes, explique Steve Batour, directeur commercial chez Mascatrans.

Les objets en plastique à usage unique deviennent l’une des préoccupations environnementales majeures. Non seulement à cause de la pollution qu’ils engendrent mais aussi des dangers qu’ils peuvent poser à la vie marine, entre autres.

De nombreux pays ont, comme Maurice, imposé une taxe plastique. D’autres ont opté pour l’interdiction pure et simple des tasses, pailles et autres récipients non biodégradables. A l’instar de la Dominique, île des Caraïbes où les contenants et couverts en plastique et polystyrène seront prohibés dès le 1er janvier 2019.