C’est une invitation au voyage. De l’île Maurice coloniale d’il y a un siècle et demi. Le Blue Penny Museum, à Port-Louis, consacre ces jours-ci une exposition aux gravures réalisées par Nicholas Pike, le consul américain qui a posé pieds à Maurice en 1867 et qui est reparti après un séjour de sept ans.

Nommé deux ans à peine après la guerre de Sécession, la guerre civile américaine, ce naturaliste passionné a étudié la faune et la flore de l’île et décrit le Ganga Talao, le lac sacré de Grand-Bassin, explique Emmanuel Richon, conservateur du Blue Penny Museum.

Les notes et travaux de Nicholas Pike sur Maurice ont été publiés en 1873 dans le Sub-Tropical Rambles in the Land of the Aphanapteryx, un ouvrage de plus de 500 pages. Outre l’exposition au Blue Penny Museum, une conférence lui est consacrée au siège de la Mauritius Commercial Bank, à Quatre-Bornes, le 13 octobre.

Le président de la Société d’histoire naturelle de l’île Maurice, Pierre Baissac, fera un exposé sur le consul américain le 26 octobre au Centre culturel d’expression française, à la rue Chateauneuf, à Curepipe. Une pièce de théâtre de Maryse d’Espaignet et de Robert Furlong est également au programme.