Ils ont reçu une notice d’évacuation les sommant de quitter leurs maisons d’ici le 23 août. Leurs domiciles se trouvent sur le tracé du Metro Express. Mais une quinzaine de familles sont concernées dont la sienne, explique Azam Rujubally de l’Union sociale développement (USD).

Si les personnes concernées estiment le délai trop court, au ministère du Logement et des Terres ainsi qu’à celui des Infrastructures publiques (MIP), on fait ressortir que les procédures pour l’acquisition obligatoire des terrains qui se trouvent sur le tracé avaient démarré sous le régime travailliste. Et qu’on se trouve aujourd’hui à la fin d’un long processus.

Une cellule sociale a été mise sur pied au MIP pour assister les familles. Cette unité étudie les doléances – que ce soit à La Butte ou Rose-Hill, également concernée – au cas par cas, précise notre interlocuteur du MIP.

Celui indique que les situations sont différentes : certains contestent le montant alloué par le gouvernement. D’autres avaient accepté dans un premier temps de partir mais ne le souhaitent plus aujourd’hui. D’autres encore sont arrivés à l’étape de finalisation chez le notaire. «Nous faisons tout pour pouvoir accélérer les choses et trouver une solution pour tous», insiste cette source.

Un interlocuteur au ministère du Logement et des Terres souligne que depuis plus de deux ans, les familles ont été informées qu’elles devraient évacuer les lieux. Diverses propositions ont été soumises aux habitants concernés par cette délocalisation. Dont celle de s’inscrire pour un logement de la National Housing Development Company Ltd.

Azam Rujubally compte, pour sa part, servir une mise en demeure, le lundi 21 août, au Premier ministre de même qu’aux ministères des Infrastructures publiques, du Logement et des Terres, et de l’Environnement, ainsi qu’à Metro Express Ltd. Par cette action légale, l’USD mais aussi l’organisation Debout Citoyen s’élèvent contre le projet de métro léger dont ils demandent l’arrêt pur et simple.

Un rallye auto-moto est aussi prévu ce samedi 19 août pour contester non seulement le projet de métro léger mais aussi la hausse des prix de l’essence et du diesel. Le départ sera donné à 12h20 à Coromandel, près du supermarché Winner’s, pour rallier la route St Jean à Quatre-Bornes, en passant par Rose-Hill.