«Inacceptable qu’on utilise des subterfuges légaux pour retarder les paiements.» Shakeel Mohamed ne cache pas son indignation face à la situation des grévistes de la faim. Des clients qui avaient souscrit au plan Super Cash Back Gold ou investi dans les produits de Bramer Asset Management.

Fatigués d’attendre les remboursements promis, ils se sont installés au jardin de la Compagnie depuis lundi après-midi pour leur mouvement de protestation.

«Le gouvernement a promis de payer, il doit payer», insiste le chef de file du Parti travailliste au Parlement. Le député rouge est toutefois dans l’apaisement : «Mettons les guéguerres politiques de côté», dit-il, afin de trouver une solution à ce «drame humain».

Shakeel Mohamed compte rencontrer Sudhir Sesungkur à cet effet. Il lance un appel aux autres membres du Cabinet afin qu’il soutienne le ministre de la Bonne gouvernance au lieu de faire «obstacle».

L’élu de Port-Louis Maritime/Est insiste cependant sur la nécessité d’une «commission d’enquête élargie» sur toute l’affaire BAI.

Mohamed, qui fait partie du panel d’hommes de loi de Dawood Rawat, a assuré aux grévistes que l’ex-patron du groupe est «très touché» par leur action. Plus tôt cette semaine, sa fille Laina Rawat leur avait rendu visite.

D’autres cadres du Parti travailliste, soit Anil Bachoo et Osman Mahomed, étaient aussi aux côtés des grévistes durant la journée.