Aucun lien direct n’a été établi entre les pesticides et certaines maladies jusqu’à l’heure. C’est ce qu’indique Mahen Seeruttun, qui dit se baser sur les informations à sa disposition. Toutefois, des mesures sont prises pour réduire l’usage de ces produits, assure le ministre de l’Agro-industrie. D’autant que « l’usage excessif est perçu comme ayant des effets adverses sur la santé ».

Le ministère travaille ainsi avec la Food and Agriculture Organisation à la mise en œuvre du projet d’agriculture organique, qui inclut une nouvelle loi sur les normes à être adoptées.

Un Pesticide Bill est aussi en préparation, afin d’encadrer l’usage de ce type de produits. Le projet de loi prévoit des sanctions contre ceux ne respectant pas les règles d’application de pesticides ou les dosages.

La transition vers le bio devra être graduelle, car selon les études, les résidus de pesticides disparaissent au bout de deux à trois ans, précise Seeruttun.

En réponse au député rouge Shakeel Mohamed, Seeruttun a déclaré que les traces de pesticides décelées n’excèdent pas le taux autorisé. Certes, des échantillons semblent dépasser la limite, poursuit Seeruttun. Ceux-ci, explique-t-il, ont été testés selon les normes européennes qui diffèrent de celles en cours à Maurice.

Shakeel Mohamed s’est étonné des propos du ministre sur l’absence de lien direct entre pesticides et maladies. Citant le site Web de l’Organisation mondiale de la Santé qui liste les risques potentiels. Et se demande si des lobbys ne sont pas à l’œuvre.

Seeruttun ne s’est pas laissé démonter, non sans l’aide du Premier ministre qui lui a soufflé quelques réponses. Rétorquant que sous le régime travailliste, l’opposition d’alors avait eu droit à la même réponse. Et que des équipements coûteux avaient été négligés.

Pince sans rire, le chef de file des rouges au Parlement a indiqué que les informations sur le site de l’OMS date de 2016.

Alors que Mahen Seeruttun répond aux questions supplémentaires de Shakeel Mohamed, Showkutally Soodhun fait circuler son téléphone portable parmi le front bench de l’hémicycle, suscitant un fou rire chez ses membres.