A Vacoas, ce vendredi, il a beaucoup été question des réalisations gouvernementales depuis décembre 2014 à ce jour. Compensation salariale plus élevée, congé maternité étendue, eau gratuite, augmentations de diverses prestations sociales… Les différents orateurs qui se sont succédé sur l’estrade dressé à la gare n’ont pas manqué d’énumérer les mesures pré- et post-budgétaires du gouvernement Lepep.

A Vacoas, il a aussi été beaucoup question de l’opposition. Notamment de Paul Bérenger et du MMM secoué, ces derniers temps, par des dissensions, des démissions et des remises en question. Ivan Collendavelloo et Pravind Jugnauth ont ainsi fait une descente en règle de Paul Bérenger. Le leader du Muvman liberater (ML) insistant sur le fait que le chef des mauves devrait révéler si la BAI a financé ou non ce parti lors de sa dernière campagne. Tandis que le leader du MSM affirme que le MMM « se désintègre » avec le départ de « pilier » comme Alan Ganoo.

Revenant sur l’affaire Dufry, Pravind Jugnauth s’est interrogé sur la raison qui a motivé Bérenger à « protester » contre les « preuves » ramenées par les membres du gouvernement Lepep. Si le leader des mauves a agi ainsi pour « protéger Nandanee Soornack » ou parce que sa « chemistry » avec Navin Ramgoolam est toujours aussi forte.

Le Parti travailiste en a également pris pour son grade. En cause : la « guerre », selon Collendavelloo, qui oppose Shakeel Mohamed et Arvin Boolell pour le leadership des rouges. Xavier Duval note, pour sa part, que « même l’opposition est d’accord que le changement était nécessaire ». Aujourd’hui, dit le leader du PMSD, ni Boolell, ni Shakeel Mohamed, ni Anil Bachoo ne soutiennent leur leader « en retrait ». Et les plus de Rs 200 millions que contenaient les coffres de Navin Ramgoolam ne sont que le « tip, nanye ditou dan se ki inn kokin », avance Collendavelloo.

Pour le leader du ML, l’avenir doit se construire de moins en moins avec les énergies fossiles et le pays se tourner vers les sources renouvelables comme « le soleil et le vent ». Pour Xavier Duval, l’avenir économique de Maurice se trouve en Afrique. « C’est la voie de notre développement, de notre avenir. »