Il manque des lieux où organiser concerts et spectacles. Certes, le festival Reggae Donn Sa a pu poser sa huitième édition, le samedi 20 octobre dernier, sur le terrain de criquet jouxtant le stade Anjalay à Belle-Vue. Mais cela ne vient que confirmer le manque aigu d’espace pour des manifestations de grande envergure, souligne Zanzak Arjoon de l’Association des auteurs compositeurs mauriciens. «Laissez-nous travailler», a-t-il plaidé face à la presse, le mercredi 24 octobre.

Arjoon a évoqué une rencontre récemment avec Jean François Chaumière, Senior Advisor et responsable de la Cultural Affairs Unit au bureau du Premier ministre. Il aurait indiqué que l’auditorium J&J à Phoenix devrait de nouveau être accessible, après des soucis de permis remontant à avril 2017 en raison du nombre insuffisant de places de parking les jours de concert.

Si d’ordinaire, les stades de football et autres complexes sportifs étaient privilégiés par des artistes pour des spectacles accommodant une foule importante, ces lieux ne sont pas disponibles. La raison : les rénovations en cours en vue des Jeux des îles de l’océan Indien, qui auront lieu à Maurice l’an prochain.

A ce chapitre, Zanzak Arjoon suggère d’inclure un volet culturel à cette grande rencontre des îles de la région. Il s’interroge également sur l’inclusion d’un «quota» d’artistes locaux dans la programmation musicale des nouvelles radios qui verront le jour. Un appel à candidatures pour trois nouvelles licences s’est clôturé il y a peu.

Jean François Chaumière, joint au téléphone, confirme une rencontre avec une dizaine d’artistes le mercredi 17 octobre. Le Senior Advisor, qui situe le rôle de la Cultural Affairs Unit comme celui d’un «facilitateur» et d’un «catalyseur», indique que le maire de Vacoas/Phoenix lui a donné l’assurance, il y a quelques jours que «le problème sera réglé bientôt».

Un «travail technique» a été effectué pour calculer le nombre de parkings nécessaires en fonction des 3 200 places que peut accueillir l’auditorium de Vacoas. Cela après une première réunion avec des représentants de la police, de la municipalité et des propriétaires du lieu, explique Chaumière.

Pour ce dernier, cependant, c’est la question de lieu à ciel ouvert qui pose problème. Peut-être faut-il envisager de construire un espace de ce genre – «comme à La Réunion» – pouvant accommoder plusieurs milliers de personnes, suggère le Senior Advisor.