Maurice est dans un Etat de droit. « La loi sera appliquée dans toute sa rigueur. » Sir Anerood Jugnauth a tenu à le rappeler de manière bien ferme aujourd’hui. Condamnant « sans réserve » les actes de vandalisme qui se sont produits dans le Sud, le Premier ministre l’affirme : « Il n’y aura pas de pitié pour les pyromanes. » Le chef du gouvernement estime, en effet, que certaines personnes tentent de « provoquer une bagarre raciale ».

« La tolérance qui a toujours régné entre nos peuples est un trésor que l’on se doit de protéger », a souligné le Premier ministre. La police, assure-t-il, a pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’ordre et la paix. Ceux qui se rendent coupables d’actes « irréfléchis » et illégaux, poursuit SAJ, devront en payer les conséquences. Tout comme ceux qui postent des « photos et commentaires irresponsables » sur les réseaux sociaux. « Zot pou kone biento. »

Pour SAJ, il est clair que quelqu’un est derrière ces incidents. Notamment Rama Valayden contre qui, dit-il, il y a eu plusieurs case. « Aujourd’hui, il pense être au-dessus de la loi, qu’il peut faire ce qu’il veut », déclare le Premier ministre. D’autres répètent « avec beaucoup de conviction » que des élections générales anticipées auront lieu avant la fin de l’année. Et que seul Navin Ramgoolam peut « sauver » ce pays. Or, rappelle le Premier ministre, il peut instaurer « avec facilité » l’état d’urgence. « E mo pou okip zot, sa bann-la. »

Le Premier a lancé un appel au public pour qu’il collabore avec la police qui est mobilisée à travers l’île et en particulier dans le Sud. Et aux chefs religieux ainsi qu’à la presse pour qu’ils prennent leurs responsabilités « pour que nous puissions vivre dans la tranquillité ».