A deux semaines de la première année de l’Alliance Lepep au pouvoir, le leader du Parti travailliste a tenu à en dresser le bilan. Ce qu’en retient Navin Ramgoolam : le « climat de terreur » mais aussi de révolte qui, dit-il, s’est installé dans le pays.

Il condamne, certes, la manière de faire de la police contre Shakeel Mohamed. Il se dit d’ailleurs convaincu de son innocence. Pour autant, avance Ramgoolam, « critiquer la police » comme l’ont fait les ministres Soodhun et Bhadain, « c’est accorder une motion de blâme à SAJ ».

Revenant sur le Good Governance and Integrity Reporting Bill (GGIR), le leader des rouges s’interroge : que feront Xavier Duval et le PMSD ? Qui « aura le courage au sein de ce gouvernement de dire non sur une question de principe ? »

Shakeel Mohamed met ainsi au défi le gouvernement pour que le Parlement continue ses travaux jusqu’à Noël. Et passe au vote du GGIR.

A la municipalité de Vacoas/Phoenix, Shakeel Mohamed est aussi revenu sur son arrestation, cette semaine. « Ils ont essayé de me briser en morceaux. » Le Premier ministre, selon le cadre du PTr, prend ombrage du fait qu’il « pose des questions ». « Me kan minis gouvernman ti dir mwa vinn dan MSM, la mo ti bon », note Shakeel Mohamed.

Le Parti travailliste se relèvera, assure-t-il, « mem si enn par enn, pe rod fini nou ». Dans un an, Shakeel Mohamed en est convaincu : « Nou na pa pou andeor pouvwar. »

Anil Bachoo a également pris la parole, de même que Michael Sik Yuen, Stéphanie Anquetil et Cader Sayed Hossen. Tous se sont appesantis sur le bilan peu reluisant, selon eux, du gouvernement.