Pendant quatre ans, il a vécu rongé par sa « guilty conscience », a déclaré Rakesh Gooljaury en Cour intermédiaire aujourd’hui. Appelé à la barre dans le cadre de son procès pour « effecting public mischief », l’homme d’affaires est revenu en détail sur les événements survenus dans la nuit du 2 au 3 juillet 2011 au campement de Navin Ramgoolam.

Gooljaury avait affirmé, à l’époque, que le Premier ministre n’était pas à Roches-Noires. Avant de revenir sur son témoignage, début 2015.

Devant la magistrate Renuka Devi Dabee, Gooljaury a expliqué qu’au moment du cambriolage, lui n’était déjà plus sur les lieux mais chez lui. Suite à un appel téléphonique de Nandanee Soornack, il est revenu au campement de Roches-Noires. A son arrivée, le Premier ministre d’alors et la patronne d’Airway Coffee avaient les cheveux ébouriffés. Dev Jokhoo, alors chef des services de renseignement, et Sooroojebally, celui de la VIPSU, ont fait leur apparition peu après, à quelques minutes d’intervalle.

Selon Gooljaury, Navin Ramgoolam a raconté avoir été attaqué par un voleur. Et c’est lui, ainsi que les anciens Deputy Commissioner of Police Jokhoo et Sooroojebally, avance l’homme d’affaires, qui auraient fait pression sur lui pour qu’il fasse un faux témoignage.

Dans sa plaidoirie, MJacques Panglose a requis que son client ne soit pas condamné à une peine de prison. Arguant que Gooljaury a agi comme il l’a fait par égard pour l’amitié qu’il partageait avec l’ex-Premier ministre et qui lui demandait son aide. L’avocat Sanjeev Teeluckdharry, qui assure également la défense de l’homme d’affaires, a souligné que personne n’a subi de préjudice dans cette affaire.

La magistrate Renuka Devi Dabee rendra son verdict le lundi 18 avril prochain.

A l’issue de ce procès, Rakesh Gooljaury sera témoin à charge contre Ramgoolam, Sooroojebally et Jokhoo. Les trois seront poursuivis pour complot.